A propos
Lionel Bro
Biographe des âmes
J’ai toujours eu des mots qui traînent dans les poches. Dans ma famille, les histoires circulaient comme le pain sur la table. Il y avait des écrivains, des philosophes, des rêveurs — dont mon grand-oncle, le père Bernard Bro, un homme de foi et de mots. Ses paraboles ont marqué mon adolescence. Elles m’ont appris qu’une phrase juste peut parfois éclairer plus fort qu’un projecteur.
Je suis venu à la biographie par les hommages funéraires. Ces textes-là m’ont bouleversé. Ce sont des moments où les mots deviennent à la fois fragiles et essentiels. Dire au revoir, mais surtout dire “merci”, “je t’aime”, “tu as compté”. J’y ai découvert une écriture à la fois intime et universelle, capable de célébrer la vie dans ce qu’elle a de plus vrai.
Lionel Bro
Mon parcours
Pourquoi “Les Biographies de la Libellule” ?
Ce nom est un hommage à Bernard Bro et à une parabole qu’il aimait raconter.
Un jour, un apprenti du poète japonais Okusaï lui présente ce haïku :
“Prenez une libellule, arrachez-lui les ailes, c’est un haricot.”
Okusaï réfléchit, puis répond :
“Prenez un haricot, ajoutez-lui des ailes, c’est une libellule.”
Toute l’humanité tient dans cette image. Il y a ceux qui arrachent les ailes, et ceux qui en
ajoutent.
Mon rôle, c’est ça : ajouter des ailes à la mémoire, rendre la vie un peu plus légère, un peu
plus lumineuse — sans rien effacer de sa vérité.
Mon approche
J’accompagne ceux qui veulent transmettre leur histoire, partager leurs souvenirs, laisser une trace.
Je ne juge pas. Jamais.
Mon rôle n’est pas de corriger ni d’interpréter : chacun sa vérité, son rythme, sa musique intérieure.
Je pratique une écoute attentive, bienveillante, presque silencieuse.
Je relance parfois, pour éclaircir un lieu, une émotion, une odeur, un détail. Parce que ce sont souvent ces petites choses qui donnent du relief, de la chair, de la vie au récit.
J’aime écrire dans un style fidèle à la parole de celui ou celle qui se raconte. Quand la famille lit la biographie, j’aime qu’elle se dise :
“On dirait qu’il ou elle nous parle.”
Mon éthique
Je ne transforme pas les parcours cabossés en contes de fées.
Mais je crois qu’avec de la bienveillance et de l’empathie, on peut transcender les drames,
donner du sens, relier les morceaux d’une vie.
Une biographie, c’est un choix : celui de revisiter ses chapitres, de dire ce qu’on veut
transmettre, de faire exister une mémoire qui ne brûlera pas.
Je crois profondément que chaque vie mérite d’être racontée, parce que derrière chaque
histoire, il y a une humanité qui nous relie tous.
